Humans of Lille

Notre rencontre avec Marion, de Humans of Lille…

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Les cachotteries de Lille, vous le savez, ce sont avant tout des rencontres et des coups de cœur. Humans of Lille en est un. Quand nous avons rencontré Marion, la photographe de ces dizaines de portraits d’inconnus, nous sommes tombées d’accord sur un point : ce sont avant tout les lillois qui représentent notre belle ville.
Des lillois que Marion prend en photos depuis des mois, dans les parcs, sur leurs lieux de travail ou au détour d’une rue. Elle en profite pour saisir un bout de leur histoire, une anecdote qui leur est chère. Bout à bout, ces portraits nous donnent une réelle idée des richesses de Lille mais surtout de sa diversité culturelle.

C’est pour ça que nous avons décidé de mettre, ici, en lumière son travail qui nous semble complémentaire de ce que nous vous proposons sur le blog car une ville vit grâce à ses animations, ses commerces, ses initiatives mais rien se serait possible sans l’esprit de ses habitants…
Retrouvez l’intégralité des portraits de lillois sur Facebook et sur Tumblr
Belle découverte !

Tirer sur des gens qui ne sont pas armés, qui marchent dans la rue, voilà ce qui se passe au Gabon. Aujourd’hui, des familles cherchent encore leurs proches. Nous en étant en dehors du pays, nous sommes plus libres de parler même si il y a des intimidations.

Tirer sur des gens qui ne sont pas armés, qui marchent dans la rue, voilà ce qui se passe au Gabon. Aujourd’hui, des familles cherchent encore leurs proches. Nous en étant en dehors du pays, nous sommes plus libres de parler même si il y a des intimidations.

Je trouve que la couture est une forme d’expression comme une autre, une forme d’art qui va au-delà de simplement être jolie ou porter de belles choses. C’est vraiment pour moi une façon de parler avec du tissus et beaucoup de gens s’expriment magnifiquement de cette façon.

Je trouve que la couture est une forme d’expression comme une autre, une forme d’art qui va au-delà de simplement être jolie ou porter de belles choses. C’est vraiment pour moi une façon de parler avec du tissus et beaucoup de gens s’expriment magnifiquement de cette façon.

" On peut pas te dire, c'est un secret "

 » On peut pas te dire, c’est un secret « 

Malheureusement, ce sont des chats qui font peur aux gens. Un chat sans poil, c’est une bizarrerie de la nature ! En général on me dit « non non j’y touche pas, j’ose pas ». Et quand on commence à les caresser c’est foutu.

Malheureusement, ce sont des chats qui font peur aux gens. Un chat sans poil, c’est une bizarrerie de la nature ! En général on me dit « non non j’y touche pas, j’ose pas ». Et quand on commence à les caresser c’est foutu.

Aujourd'hui on sort, on se rencontre entre joueurs et ça permet de redécouvrir des lieux emblématiques de la ville dans laquelle on vit. Pour le tourisme c'est une excellente chose, avec une nouvelle perception des lieux où l'on va.

Aujourd’hui on sort, on se rencontre entre joueurs et ça permet de redécouvrir des lieux emblématiques de la ville dans laquelle on vit. Pour le tourisme c’est une excellente chose, avec une nouvelle perception des lieux où l’on va.

Nous, pour maintenir notre groupe d’amis, on a décidé de se retrouver une fois par an autour d’une ville que personne ne connaît, à l’étranger. On échange, on se raconte ce qui se passe dans nos vies. C’est trois ou quatre jours hors du quotidien. C’est vraiment un moment précieux

Nous, pour maintenir notre groupe d’amis, on a décidé de se retrouver une fois par an autour d’une ville que personne ne connaît, à l’étranger. On échange, on se raconte ce qui se passe dans nos vies. C’est trois ou quatre jours hors du quotidien. C’est vraiment un moment précieux

C’est vrai que ça a été un grand changement, mais en même temps on a ressenti son arrivée comme quelque chose de super naturel. On a jamais réfléchi à l’avant/après, par contre quand elle n'est pas avec nous on le sent vraiment.

C’est vrai que ça a été un grand changement, mais en même temps on a ressenti son arrivée comme quelque chose de super naturel. On a jamais réfléchi à l’avant/après, par contre quand elle n’est pas avec nous on le sent vraiment.

Tout cet emballement je le vis bien, c’est arrivé du jour au lendemain, je sais que c’est viral et que dans quelques jours on ne s’en souviendra plus. Mais j’espère aussi que cette histoire aura touché des filles, qui oseront se sentir bien dans leur corps. C’est surtout un mouvement libérateur.

Tout cet emballement je le vis bien, c’est arrivé du jour au lendemain, je sais que c’est viral et que dans quelques jours on ne s’en souviendra plus. Mais j’espère aussi que cette histoire aura touché des filles, qui oseront se sentir bien dans leur corps. C’est surtout un mouvement libérateur.

On veut toucher les gens pour leur expliquer notre nouvelle mission et en quoi ils peuvent être utiles aux sans-abris. Tout ce que l’on souhaite c’est rester solidaire, faire un maximum pour que les personnes en détresse ne soient pas délaissées une fois l'été arrivé.

On veut toucher les gens pour leur expliquer notre nouvelle mission et en quoi ils peuvent être utiles aux sans-abris. Tout ce que l’on souhaite c’est rester solidaire, faire un maximum pour que les personnes en détresse ne soient pas délaissées une fois l’été arrivé.

Mais aujourd’hui j’arrive à prendre cette décision parce que je pense que manger des animaux alors que je les considère à mon égal ce n’est plus possible. Ça a été un long processus. C’est un peu compliqué de voir tout ce qu’il se passe dans les abattoirs.

Mais aujourd’hui j’arrive à prendre cette décision parce que je pense que manger des animaux alors que je les considère à mon égal ce n’est plus possible. Ça a été un long processus. C’est un peu compliqué de voir tout ce qu’il se passe dans les abattoirs.

 Et puis un adulte c’est moins drôle parce que ça fait moins de bêtises. J’ai quand même envie d’être grand pour pouvoir conduire. En fait, j’ai envie d’être grand mais rester drôle comme un enfant.

Et puis un adulte c’est moins drôle parce que ça fait moins de bêtises. J’ai quand même envie d’être grand pour pouvoir conduire. En fait, j’ai envie d’être grand mais rester drôle comme un enfant.

Dans mon entourage les gens trouvaient ça normal donc je n’ai jamais senti avoir besoin d’appartenir à la communauté gay. En fait, être gay c’est pas une façon de vivre, c’est pas un choix, c’est une attirance. C’est juste ça être gay.

Dans mon entourage les gens trouvaient ça normal donc je n’ai jamais senti avoir besoin d’appartenir à la communauté gay. En fait, être gay c’est pas une façon de vivre, c’est pas un choix, c’est une attirance. C’est juste ça être gay.

Mon objectif de vie, qui peut paraître simple en soi, c’est de vivre dans ma région et pouvoir assez rapidement acheter quelque chose à moi. J’ai pas trop ce côté baroudeur (rires)

Mon objectif de vie, qui peut paraître simple en soi, c’est de vivre dans ma région et pouvoir assez rapidement acheter quelque chose à moi. J’ai pas trop ce côté baroudeur (rires)

Pour nous le hockey, c’est avant tout une passion, qu’on vit ensemble et on s’investit beaucoup pour notre club. On est une vingtaine, de 15 à 35 ans et on reste dans un bon état d’esprit, c’est le plus important.

Pour nous le hockey, c’est avant tout une passion, qu’on vit ensemble et on s’investit beaucoup pour notre club. On est une vingtaine, de 15 à 35 ans et on reste dans un bon état d’esprit, c’est le plus important.


 De façon général, je pense que le voyage, c’est le meilleur moyen de rencontrer des gens, de leur parler, de s’ouvrir l’esprit. Grâce au voyage, on apprends tellement.

De façon général, je pense que le voyage, c’est le meilleur moyen de rencontrer des gens, de leur parler, de s’ouvrir l’esprit. Grâce au voyage, on apprends tellement.

 

 

Lily-cach

Quand je serai grande, à la ferme, je prendrai des animaux sur mes épaules et je ferai des spectacles.

Moi dans le futur, je veux avoir mon camping-car et partir voyager. Voir du monde, des gens et faire mes peintures. Peindre ça me détend, j’aime ça.

Moi dans le futur, je veux avoir mon camping-car et partir voyager. Voir du monde, des gens et faire mes peintures. Peindre ça me détend, j’aime ça.

 

On voulait montrer aux gens qu’avec n’importe quels légumes on peut faire une très bonne soupe et surtout qu’aujourd’hui il y a plus d’un tiers de la production alimentaire mondiale qui est gaspillée.

On voulait montrer aux gens qu’avec n’importe quels légumes on peut faire une très bonne soupe et surtout qu’aujourd’hui il y a plus d’un tiers de la production alimentaire mondiale qui est gaspillée.

 

En fait, j’adore les gens, je me construis par rapport à ça. Et être toute seule, c’est un peu comme si je ne savais pas ce que je valais, comme si je n’avais pas l’impression d’exister ou de servir à quelque chose.

En fait, j’adore les gens, je me construis par rapport à ça. Et être toute seule, c’est un peu comme si je ne savais pas ce que je valais, comme si je n’avais pas l’impression d’exister ou de servir à quelque chose.

 

On a senti qu’on avait envie de s’engager dans autre chose, quelque chose à deux, qui nous relie et qui nous responsabilise.

On a senti qu’on avait envie de s’engager dans autre chose, quelque chose à deux, qui nous relie et qui nous responsabilise.


On cherche toujours à faire plaisir à l’autre, à se surprendre, à se plaire. On ne veut pas rester sur des acquis. Et puis on est de nature spontanée, on marche beaucoup sur des coups de têtes !

On cherche toujours à faire plaisir à l’autre, à se surprendre, à se plaire. On ne veut pas rester sur des acquis. Et puis on est de nature spontanée, on marche beaucoup sur des coups de têtes !

Moi-même j’ai beaucoup aidé les gens. Aider, c’est ce qui me donne la force d’aller plus loin, je suis comme ça. J’ai vécu des choses difficiles mais ma famille ne sait pas tout ça. Quand on m’aide, c’est un retour normal des choses. Et comme on dit chez nous « hamdoulah ».

Moi-même j’ai beaucoup aidé les gens. Aider, c’est ce qui me donne la force d’aller plus loin, je suis comme ça. J’ai vécu des choses difficiles mais ma famille ne sait pas tout ça. Quand on m’aide, c’est un retour normal des choses. Et comme on dit chez nous « hamdoulah ».

 

J’avais un garant, de l’argent, un CDI, mais avec ma tête de maghrébin et mon prénom, Salah, ce n'est pas passé. Et puis j’ai enfin réussi à me démerder.

J’avais un garant, de l’argent, un CDI, mais avec ma tête de maghrébin et mon prénom, Salah, ce n’est pas passé. Et puis j’ai enfin réussi à me démerder.

 

Moi je prends la température dans la rue, j'écoute les idées et les revendications des gens. Ça fait une paire d’années que je ne vote plus, donc je cherche d’autres moyens de me faire entendre.

Moi je prends la température dans la rue, j’écoute les idées et les revendications des gens. Ça fait une paire d’années que je ne vote plus, donc je cherche d’autres moyens de me faire entendre.

 

L’important dans la vie, c’est de faire quelque chose qui te passionne, et dans lequel tu puisses t’épanouir. Si tu peux gagner de l’argent avec, c’est bien. Mais moi mon truc c’est plutôt de faire pousser des légumes dans mon jardin.

L’important dans la vie, c’est de faire quelque chose qui te passionne, et dans lequel tu puisses t’épanouir. Si tu peux gagner de l’argent avec, c’est bien. Mais moi mon truc c’est plutôt de faire pousser des légumes dans mon jardin.

 

Je pense que si tu arrives à prendre du recul sur ton couple, ça peut se faire assez facilement. Il faut pouvoir encourager l’autre à faire ce qu’il veut faire pour lui.

Je pense que si tu arrives à prendre du recul sur ton couple, ça peut se faire assez facilement. Il faut pouvoir encourager l’autre à faire ce qu’il veut faire pour lui.

Il venait de partir en Belgique, où le passage en Angleterre était simplifié, semblait-il. Il ne supportait plus d’être coincé dans la Jungle, où aucun réfugié n’avait réussi à partir depuis plus d’un mois. Juste avant de partir, Ahmed nous dit : « I want to be journalists, as you ».

Il venait de partir en Belgique, où le passage en Angleterre était simplifié, semblait-il. Il ne supportait plus d’être coincé dans la Jungle, où aucun réfugié n’avait réussi à partir depuis plus d’un mois. Juste avant de partir, Ahmed nous dit : « I want to be journalists, as you ».

 

"Le problème de base il est là : ils fuient la guerre, point. Pourquoi ça ne suffit pas ? Fuir la guerre, c’est pas suffisant pour comprendre ? Cet argument là, il devrait être suffisant pour toutes les politiques d’accueil d’Europe."

« Le problème de base il est là : ils fuient la guerre, point. Pourquoi ça ne suffit pas ? Fuir la guerre, c’est pas suffisant pour comprendre ? Cet argument là, il devrait être suffisant pour toutes les politiques d’accueil d’Europe. »

 

"Ça va faire moins d’un an que je récupère la parole. Faut en vouloir hein ! J’ai réussi à me relever, j’ai toujours été un battant, fait beaucoup de sport... ça m’a beaucoup aidé. "

« Ça va faire moins d’un an que je récupère la parole. Faut en vouloir hein ! J’ai réussi à me relever, j’ai toujours été un battant, fait beaucoup de sport… ça m’a beaucoup aidé. « 

 

"Aujourd’hui on est heureux, c’est le bonheur, une des plus belles expériences et un des plus beaux Noël de toute notre vie. C’est énorme, il n’y a pas d’autre mot. On a été dépassés par les évènements, mais encouragés par la solidarité, les petits mots, les petites attentions. "

« Aujourd’hui on est heureux, c’est le bonheur, une des plus belles expériences et un des plus beaux Noël de toute notre vie. C’est énorme, il n’y a pas d’autre mot. On a été dépassés par les évènements, mais encouragés par la solidarité, les petits mots, les petites attentions. « 

"Alors, au lieu de donner ces vêtements inutilisés à une association ou les jeter, j’ai pensé à Étienne. Sa réaction m’a bouleversé, je ne m’attendais pas à ce qu’il réagisse comme ça : il s’est levé et il m’a pris dans ses bras en me remerciant plusieurs fois."

« Alors, au lieu de donner ces vêtements inutilisés à une association ou les jeter, j’ai pensé à Étienne. Sa réaction m’a bouleversé, je ne m’attendais pas à ce qu’il réagisse comme ça : il s’est levé et il m’a pris dans ses bras en me remerciant plusieurs fois. »

"J’ai l’habitude de dessiner toute seule, je suis solitaire donc ça me fait du bien. Je m’évade de tout ce qu’il se passe, je me perds un peu, je ne pense à rien. "

« J’ai l’habitude de dessiner toute seule, je suis solitaire donc ça me fait du bien. Je m’évade de tout ce qu’il se passe, je me perds un peu, je ne pense à rien. « 

"Du coup, quand je ne vais pas bien, je me rappelle que ce qu’il me faut, c’est du rythme et de l’harmonie, du mouvement et de la sérénité. C’est mon dicton. "

« Du coup, quand je ne vais pas bien, je me rappelle que ce qu’il me faut, c’est du rythme et de l’harmonie, du mouvement et de la sérénité. C’est mon dicton. « 

 "J’ai toujours été quelqu’un qui aime bien tout donner. C’est tout ou rien, soit je n’en ai rien à faire, soit il y a une alchimie et je fonce. Quitte à me prendre un mur."

« J’ai toujours été quelqu’un qui aime bien tout donner. C’est tout ou rien, soit je n’en ai rien à faire, soit il y a une alchimie et je fonce. Quitte à me prendre un mur. »

 

"Aujourd'hui j'ai enlevé les petites roues de mon vélo avec mon papa et ma maman. J'ai eu un peu peur, mais je ne suis pas tombée parce que je sais freiner."

« Aujourd’hui j’ai enlevé les petites roues de mon vélo avec mon papa et ma maman. J’ai eu un peu peur, mais je ne suis pas tombée parce que je sais freiner. »

Je pense vraiment que ton bien-être dépend d’abord de toi. Il ne faut pas se laisser dicter par des conventions ou des regards, les choses qui seront bien pour toi.

Je pense vraiment que ton bien-être dépend d’abord de toi. Il ne faut pas se laisser dicter par des conventions ou des regards, les choses qui seront bien pour toi.

 Il faut qu'on s'aime plus. C'est vraiment bête, mais il faut qu'on s'aime plus. C'est ça la vie, aimer les gens, leur parler gentiment, c'est touchant quoi. Des gens qui arrivent, qui n'ont rien, tu leur parles gentiment, tu les embrasses. On ne le voit pas assez autour de nous. On n'est pas assez bienveillants dans notre vie au quotidien.

Il faut qu’on s’aime plus. C’est vraiment bête, mais il faut qu’on s’aime plus. C’est ça la vie, aimer les gens, leur parler gentiment, c’est touchant quoi. Des gens qui arrivent, qui n’ont rien, tu leur parles gentiment, tu les embrasses. On ne le voit pas assez autour de nous. On n’est pas assez bienveillants dans notre vie au quotidien.

Ce qui est vraiment important, c'est que la chance, il ne faut pas l'attendre, il faut la déclencher. On a tous notre place quelque part, quelqu'un qui nous attend. C'est ce que je leur dis. Souvent ils sortent de l'école en nous disant merci, mais non, on leur a juste redonné confiance. C'est à eux qu'ils doivent tout. Ils sont capables."

Ce qui est vraiment important, c’est que la chance, il ne faut pas l’attendre, il faut la déclencher. On a tous notre place quelque part, quelqu’un qui nous attend. C’est ce que je leur dis. Souvent ils sortent de l’école en nous disant merci, mais non, on leur a juste redonné confiance. C’est à eux qu’ils doivent tout. Ils sont capables. »

Puis j’ai découvert l’École de la deuxième chance. L’École, ça m’a permis d’avoir encore plus confiance en moi et avec les stages j’ai réussi à avoir pleins de compétences et une lettre de recommandation.

Puis j’ai découvert l’École de la deuxième chance. L’École, ça m’a permis d’avoir encore plus confiance en moi et avec les stages j’ai réussi à avoir pleins de compétences et une lettre de recommandation.

Et mon espoir à moi, c’est d’avoir un travail ! Fonder ma vie, avoir mon appartement, faire ma route… Je veux pouvoir être indépendante, et rendre fière ma grande soeur.

Et mon espoir à moi, c’est d’avoir un travail ! Fonder ma vie, avoir mon appartement, faire ma route… Je veux pouvoir être indépendante, et rendre fière ma grande soeur.

Sans brancardier, il n’y a aucun examen qui est fait. On est les plus bas dans l’échelle de l’hôpital, mais on est tout aussi important. Aujourd’hui je pense qu’il y a une place pour moi, pour avancer et trouver un travail.

Sans brancardier, il n’y a aucun examen qui est fait. On est les plus bas dans l’échelle de l’hôpital, mais on est tout aussi important. Aujourd’hui je pense qu’il y a une place pour moi, pour avancer et trouver un travail.

En ce mois de septembre, j’ai eu l'envie de rencontrer les élèves et formateurs de l’École de la Deuxième Chance de Lille. Cette école donne à beaucoup de jeunes entre 18 et 25 ans, la possibilité de trouver un projet professionnel mais aussi et surtout, les aide à reprendre confiance en eux. Ils reviendront sur leurs histoires dans les prochains portraits !

En ce mois de septembre, j’ai eu l’envie de rencontrer les élèves et formateurs de l’École de la Deuxième Chance de Lille. Cette école donne à beaucoup de jeunes entre 18 et 25 ans, la possibilité de trouver un projet professionnel mais aussi et surtout, les aide à reprendre confiance en eux. Ils reviendront sur leurs histoires dans les prochains portraits !

Par exemple la dernière fois, j’ai accompagné un monsieur qui travaille dans le bâtiment, j’étais entourée de dix mecs bien costauds et j’ai dû me faire une place pour reformuler ce qui se disait et surtout sensibiliser les personnes entendantes au monde des sourds.

Par exemple la dernière fois, j’ai accompagné un monsieur qui travaille dans le bâtiment, j’étais entourée de dix mecs bien costauds et j’ai dû me faire une place pour reformuler ce qui se disait et surtout sensibiliser les personnes entendantes au monde des sourds.

Le vélo-taxi pour moi ça a été une "rupture", une façon pour moi de changer la perception que j'ai de ma propre vie. Une sorte de tremplin .

Le vélo-taxi pour moi ça a été une « rupture », une façon pour moi de changer la perception que j’ai de ma propre vie. Une sorte de tremplin .

Elle est de Lille, moi de Perpignan. On est ensemble depuis 1 semaine et on est justement en train de se demander si notre couple va tenir à distance...

Elle est de Lille, moi de Perpignan. On est ensemble depuis 1 semaine et on est justement en train de se demander si notre couple va tenir à distance…

Braderiecach

Si on parle d’esprit « braderie » c’est bien pour décrire l’ambiance de rencontre, bon enfant. L’esprit braderie c’est vendre des petites choses, des babioles, des vieilleries !

Si on parle d’esprit « braderie » c’est bien pour décrire l’ambiance de rencontre, bon enfant. L’esprit braderie c’est vendre des petites choses, des babioles, des vieilleries !

Au final, ça me réconforte dans mon idée que je peux vivre de ça dans ma vie, ne pas forcément trouver un boulot fixe, dans une ville donnée. J’ai envie d’avoir plein de boulots différents, d’avoir pleins de centres d’intérêt, d’être plus libre.

Au final, ça me réconforte dans mon idée que je peux vivre de ça dans ma vie, ne pas forcément trouver un boulot fixe, dans une ville donnée. J’ai envie d’avoir plein de boulots différents, d’avoir pleins de centres d’intérêt, d’être plus libre.

En tout cas, peu importe pour quelle association on travaille, pour l’apprécier, il faut obligatoirement considérer que ces malheurs sont les nôtres, et se battre pour ça.

En tout cas, peu importe pour quelle association on travaille, pour l’apprécier, il faut obligatoirement considérer que ces malheurs sont les nôtres, et se battre pour ça.

Quant aux études supérieures, on pense tout de suite à une filière qui nous permettra d'avoir une situation stable. À avoir du boulot quoi.

Quant aux études supérieures, on pense tout de suite à une filière qui nous permettra d’avoir une situation stable. À avoir du boulot quoi.

 Le côté commerçant est tout aussi génial, on a beaucoup de passage, les gens posent beaucoup de questions, ils aiment parler d'eux.

Le côté commerçant est tout aussi génial, on a beaucoup de passage, les gens posent beaucoup de questions, ils aiment parler d’eux.


Du coup, ce que je trouve malheureux ici, c'est le fait que les cafés rencontrent des difficultés à cause du voisinage ou des autorités pour organiser des concerts. Quand tu vois ce qu'il se passe rue Solfé ou Massena, c'est du grand n’importe quoi.

Du coup, ce que je trouve malheureux ici, c’est le fait que les cafés rencontrent des difficultés à cause du voisinage ou des autorités pour organiser des concerts. Quand tu vois ce qu’il se passe rue Solfé ou Massena, c’est du grand n’importe quoi.

 

Ouai, disons que c’était pas le coup de foudre, pas du tout ! Et puis moi j’étais pas fan du couple à la base. J’étais plus dans l’amusement, et elle était en rupture en plus. Au final on s’est amusés, puis attachés et on a officialisé.

Ouai, disons que c’était pas le coup de foudre, pas du tout ! Et puis moi j’étais pas fan du couple à la base. J’étais plus dans l’amusement, et elle était en rupture en plus. Au final on s’est amusés, puis attachés et on a officialisé.

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Tout le monde sait que je bégaie mais tout le monde s’en fout ! Au final, ça reste un défi de tous les jours de simplement parler, et d’assumer ses difficultés, mais je me dis que chacun a ses points forts et ses points faibles… »

Ça a été un vrai besoin de ne pas prendre mon obésité comme une excuse pour me mettre à l’écart. J’ai fait le maximum pour montrer qu’on peut être bien dans sa peau, même avec 40 kilos en trop. Je l’étais vraiment, je le suis toujours.

Ça a été un vrai besoin de ne pas prendre mon obésité comme une excuse pour me mettre à l’écart. J’ai fait le maximum pour montrer qu’on peut être bien dans sa peau, même avec 40 kilos en trop. Je l’étais vraiment, je le suis toujours.

Si on me voit avant et après, c’est complètement différent. J’ai été totalement changé. D’ailleurs je ne vois plus une bonne partie des amis que j’avais avant. J’ai complètement relativisé, plus du tout le même style de vie, et les mêmes envies. Je suis moins stressé et plus patient.

Si on me voit avant et après, c’est complètement différent. J’ai été totalement changé. D’ailleurs je ne vois plus une bonne partie des amis que j’avais avant. J’ai complètement relativisé, plus du tout le même style de vie, et les mêmes envies. Je suis moins stressé et plus patient.

Pour moi le meilleur médecin, c’est quelqu'un qui a de l'empathie, qui sait être proche de ses patients et comprend ce qu’ils vivent. J’ai commencé à vouloir être médecin à l’adolescence et aujourd’hui je me vois faire ce métier le plus longtemps possible.

Pour moi le meilleur médecin, c’est quelqu’un qui a de l’empathie, qui sait être proche de ses patients et comprend ce qu’ils vivent. J’ai commencé à vouloir être médecin à l’adolescence et aujourd’hui je me vois faire ce métier le plus longtemps possible.

 Fabriquer quelque chose pour moi, c'est exister. Si on n'est que dans la consommation, on se transforme en poubelle. Rien que sur un coin de table, on peut gribouiller, écrire. L'humain a inventé un truc formidable, le papier.

Fabriquer quelque chose pour moi, c’est exister. Si on n’est que dans la consommation, on se transforme en poubelle. Rien que sur un coin de table, on peut gribouiller, écrire. L’humain a inventé un truc formidable, le papier.

Affronter mes parents, c’est la chose la plus difficile que j’ai eue à faire de toute ma vie. Moi, j’en retire du positif dans le sens où je me suis sentie beaucoup plus soudée avec mes frères et soeurs. Mais ca reste une blessure qui ne se refermera jamais.

Affronter mes parents, c’est la chose la plus difficile que j’ai eue à faire de toute ma vie. Moi, j’en retire du positif dans le sens où je me suis sentie beaucoup plus soudée avec mes frères et soeurs. Mais ca reste une blessure qui ne se refermera jamais.

Footfauteuil

Souvent on me dit « respect, ça ne doit pas être facile ». Moi, je ne trouve pas que ce soit plus compliqué qu’autre chose. Il y a des freins c’est sûr, quand il y a une marche c’est plus dur (rires). Mais je pars du principe que tout le monde a son petit handicap, qu’on le voit ou pas.

 La meilleure partie de mon travail en médecine, et ce que j'ai toujours voulu faire, c'est sauver les gens. J'aimerais me spécialiser en cancérologie. J'ai décidé de faire un stage dans ce service, mais je pleurais tout le temps...

La meilleure partie de mon travail en médecine, et ce que j’ai toujours voulu faire, c’est sauver les gens. J’aimerais me spécialiser en cancérologie. J’ai décidé de faire un stage dans ce service, mais je pleurais tout le temps

C’est vrai que la moto créé un esprit que l’on ne retrouve pas en voiture. On peut parler d’un esprit motard c’est sûr, comme une grande famille.

C’est vrai que la moto créé un esprit que l’on ne retrouve pas en voiture. On peut parler d’un esprit motard c’est sûr, comme une grande famille…

Les gens sont là pour les gaufres mais pour l’accueil aussi ! Imaginez, on vendait des gaufres aux enfants qui sont maintenant des adultes...

Les gens sont là pour les gaufres mais pour l’accueil aussi ! Imaginez, on vendait des gaufres aux enfants qui sont maintenant des adultes…

Moi j’ai milité avec le MLAC, parce que je crois en l’humain avant tout. Ces femmes avaient le droit de décider pour elles-mêmes...

Moi j’ai milité avec le MLAC, parce que je crois en l’humain avant tout. Ces femmes avaient le droit de décider pour elles-mêmes…

J’ai adoré, on dépassait vraiment le simple exercice pour aller vers un univers, avec de la scène, et l’impression d’être quelqu’un d’autre. Je sais que l’esprit danseur c’est aussi une certaine rigueur, une discipline...

J’ai adoré, on dépassait vraiment le simple exercice pour aller vers un univers, avec de la scène, et l’impression d’être quelqu’un d’autre. Je sais que l’esprit danseur c’est aussi une certaine rigueur, une discipline…

 Parce qu’à 19 ans on est immature, trop jeune. Mais j’ai appris beaucoup en étant toute seule et si j’étais restée chez mes parents je ne l’aurai jamais appris. Trouver un logement d’ailleurs ça a été une sacrée épreuve (rires)...

Parce qu’à 19 ans on est immature, trop jeune. Mais j’ai appris beaucoup en étant toute seule et si j’étais restée chez mes parents je ne l’aurai jamais appris. Trouver un logement d’ailleurs ça a été une sacrée épreuve (rires)…

J’ai de la vitalité, de l’énergie. J’ai envie de dire aux gens qu’il faut penser positif, si tu penses négatif, le positif ne viendra pas. Si j’y crois c’est que je sais que tout est encore possible, la façon de manger, de se réchauffer, de boire, de se déplacer..

J’ai de la vitalité, de l’énergie. J’ai envie de dire aux gens qu’il faut penser positif, si tu penses négatif, le positif ne viendra pas. Si j’y crois c’est que je sais que tout est encore possible, la façon de manger, de se réchauffer, de boire, de se déplacer..

La créativité et la matière c’est ce que je préfère, et le contact avec les gens bien sûr. Il faut arriver à dessiner ce que les gens veulent ou pensent et creuser leurs histoires pour l’adapter au dessin...

La créativité et la matière c’est ce que je préfère, et le contact avec les gens bien sûr. Il faut arriver à dessiner ce que les gens veulent ou pensent et creuser leurs histoires pour l’adapter au dessin…

On perd ses parents, on perd ses repères. Je me suis battu, j'ai pas baissé les bras. J'ai commencé à bosser tout jeune, sur les marchés. Pas un boulot pas bien facile...

On perd ses parents, on perd ses repères. Je me suis battu, j’ai pas baissé les bras. J’ai commencé à bosser tout jeune, sur les marchés. Pas un boulot pas bien facile…

J’avais 12 ans, j’étais un p’tit parisien qui découvrait la ville et j’ai tout de suite adoré. J’ai de vrais amis ici. Ensuite je suis reparti à Paris pour mon boulot puis revenu à Lille...

J’avais 12 ans, j’étais un p’tit parisien qui découvrait la ville et j’ai tout de suite adoré. J’ai de vrais amis ici. Ensuite je suis reparti à Paris pour mon boulot puis revenu à Lille…

Nous nous sommes rencontrés il y a 1 an à peu prêt, et notre relation est très facile, on est très amoureux l’un de l’autre. Le plus gros défi de ma vie, c’est de pouvoir organiser ma vie autour de notre relation, faire ce que je veux faire, mais aussi pouvoir être avec elle...

Nous nous sommes rencontrés il y a 1 an à peu prêt, et notre relation est très facile, on est très amoureux l’un de l’autre. Le plus gros défi de ma vie, c’est de pouvoir organiser ma vie autour de notre relation, faire ce que je veux faire, mais aussi pouvoir être avec elle…

3 Commentaires sur Humans of Lille

  1. Aurore
    août 13, 2015 at 9:45 (1 année ago)

    C’est juste dommage qu’il n’y ait aucun lien de fait avec l’un des précurseurs de ce mouvement, celui qui a fait le projet Humans Of New York :/
    C’est exactement le même boulot 😮
    En tous les cas, c’est intéressant

  2. coralieb
    avril 21, 2016 at 10:22 (7 mois ago)

    C’est très très touchant ces portraits et merci à Aurore pour avoir rendu à César ce qui est à César 😉

  3. Humans of Lille
    mai 23, 2016 at 12:30 (6 mois ago)

    Bonjour Aurore et Coralie,

    Merci pour vos commentaires. En effet le projet est né à New York il y a 6 ans maintenant. J’ai souhaité reprendre le concept, comme beaucoup d’autres villes en France. Sur la page Facebook du projet Humans of Lille, une mention spéciale est attribuée à l’auteur New Yorkais Brandon Stanton. Il n’y a donc rien à rendre à César, le projet s’est juste exporté à Lille :) Vous pouvez aller voir également le projet Parisien ou Marseillais, ils font du super boulot ! Belle journée à vous !

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